Le tabagisme, un suicide collectif socialement accepté

Dans le cadre de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac qui se termine aujourd’hui, 21 janvier 2012, une histoire qui saura, j’espère, encourager les fumeurs à écraser une fois pour toutes.

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Ferez-vous partie des 45 000 adeptes du tabagisme à vous enlever prématurément la vie cette année au Canada? Qui seront les 1 000 non-fumeurs à succomber avec vous? Votre conjoint? Vos enfants? Des membres de votre entourage? Qui?

Les sectes peuvent bien aller se rasseoir! Le tabagisme remporte la palme du plus grand suicide collectif au monde. Pas besoin de boissons au cyanure, juste de simples cigarettes en vente libre partout dans les bons magasins et chez nos amis les Indiens.

– Faut bien mourir de quelque chose, direz-vous.

Voilà une bien drôle d’idée. Moi, j’aimerais mieux mourir de rien.   M’endormir un soir paisiblement dans la douceur et la chaleur de mes draps santé et ne plus jamais me réveiller. Aucune souffrance. Alléluia!

Mais la mort que s’impose le fumeur est loin d’être aussi rapide et agréable.

En effet, le fumeur s’éteint à petit feu. Il se consume au gré de chaque bouffée de cigarette et des 4 000 substances chimiques contenues dans sa fumée. Contrairement à certains adeptes des sectes qui se donnent une mort rapide en ingurgitant du cyanure ou autre poison, les adeptes du tabagisme s’infligent une mort lente, pénible, parfois même agonisante.

Ceci vous effraie? Mais vous tenez mordicus à mourir de quelque chose, à vous sacrifier pour la cause?

Sautez en bas du pont! C’est bien plus simple! Et c’est moins coûteux pour l’État. Sans compter que vous épargnerez vos proches. Ils auront de la peine certes, mais ils ne seront pas déchirés par des années passées à vous regarder souffrir, étendu dans un lit d’hôpital, dans votre couche, paralysé par un accident vasculaire cérébral (AVC) ou atteint d’un cancer débilitant.

Vous croyez que j’exagère?

Je ne vous blâme pas. Mais ne me croyez pas sur parole. Voyez par vous-même. Il n’y a rien de mieux pour se faire une idée. Allez faire un petit tour à l’hôpital. Certains patients seront bien heureux de votre visite, car plusieurs sont sans famille et n’ont pour seuls amis que les laveurs de planchers.

Allez! Allez! Entre deux cigarettes, vous trouverez bien quelques minutes pour vous y rendre. Mais surtout, ne courez pas. Vous pourriez vous essouffler.

Une fois à l’hôpital, marchez, faites le tour — ne dérangez pas trop tout de même. Les gens sont malades là-bas. Puis regardez autour de vous. Vous verrez, les membres de votre secte sont faciles à reconnaître. Il y en a une bonne gang sur des respirateurs. 

Mais il n’y a pas seulement ceux sur les respirateurs, il y a tous les autres.

Eh oui! Le suicide du fumeur passe aussi par plus de deux douzaines de maladies et de conditions.

Deux douzaines? direz-vous.

Oui, sans blague. Deux douzaines, minimum !

Vous êtes perplexe? Je vous en donne quelques-unes ; ça vous aidera à les repérer :

  • maladie coronarienne 
  • maladie vasculaire
  • anévrisme aortique
  • cancer du poumon, de la bouche, de la gorge, du larynx, du pancréas, du rein, de la vessie, du col de l’utérus
  • maladie pulmonaire chronique
  • bronchite chronique 
  • emphysème
  • pneumonie
  • ostéoporose.

Je m’arrête ici. Je pense que vous avez compris l’idée. Je ne cherche pas à dramatiser la situation.

Ah! N’oubliez pas d’aller jeter un coup d’œil à l’urgence. C’est un endroit très éducatif. Mais ne restez pas trop longtemps, car les lieux sont toujours bondés. Et c’est encore pire lorsqu’il fait très humide ou qu’il y a de forts vents. De telles conditions climatiques causent de sérieux problèmes respiratoires aux adeptes du tabagisme.

Comment reconnaître ceux-ci?

Facile!

Ils sont tous branchés sur des respirateurs.

Finalement, à l’hôpital, c’est comme une grosse fête. On célèbre la mort qui approche.

Moi, ce n’est pas le genre de fête qui m’amuse. Par contre, si vous êtes un adepte, vous y trouverez certainement de quoi vous réjouir? Et puis, qui sait, peut-être serez-vous invité officiellement une prochaine fois?

Un autre endroit intéressant à visiter, surtout à l’heure des repas, c’est l’aile des patients de soins de longue durée.

Là aussi, vous devrez vous tenir un peu à l’écart, histoire de ne pas gêner le personnel qui s’affaire à nourrir tout ce beau petit monde en fauteuil roulant.

Plusieurs des malades ne peuvent même pas lever le petit doigt, ils doivent être nourris comme des bébés. Mais remarquez comme le personnel prend bien soin d’eux.

Vous aimez l’endroit? Je crois que vous y serez bien. 

Je sens un brin de panique s’emparer de vous. Je me trompe ou vous songez à sauter en bas du pont?

Je plaisantais quand je vous disais qu’il était plus simple de sauter en bas du pont. Vous pourriez manquer votre coup ? Puis vous ramasser paralysé dans un lit. Ça ne serait pas d’avance,  croyez-moi.

Bon. Maintenant. Est-ce que j’ai votre attention?

Vous n’êtes pas obligé de vous suicider comme les autres adeptes de votre secte. Rappelez-vous ceci :

En général, les gourous se remplissent les poches au détriment de leurs membres qu’ils regardent sombrer avec le plus grand « je-m’en-foutisme » en buvant un, deux, trois verres de champagne de grand cru et en mangeant de la tartinade de caviar qui coûte ce que vous gagnez à la sueur de votre front pendant toute une année.

On a déjà éliminé le pont.

Mais, la bonne nouvelle, c’est qu’il existe réellement une solution simple au tabagisme.

Sortez de la secte!
Cessez de fumer tout simplement
!

Débile, hein!

Vous dites que vous n’avez pas assez de courage pour écraser une fois pour toutes?

Là, vraiment, mais vraiment, on n’a pas la même définition du « courage »!

Se laisser mourir à petit feu. Voir son corps se désagréger. Morceau par morceau. Artères sclérosées. Muscles atrophiés. Vessie en perte de contrôle. Infliger volontairement de la peine, de la détresse à mes proches devant leur impuissance à mon égard. Ça, tout ça, pour moi, c’est avoir du courage. 

Si vous choisissez encore de fumer, sachant maintenant tout ceci, laissez-moi vous dire que vous avez beaucoup de courage.

Peut-être pensez-vous qu’il est trop tard pour arrêter de fumer?

Erreur! Il n’est jamais trop tard!

En effet, la plupart des maladies reliées au tabagisme et l’espérance de vie s’améliorent après que le fumeur a cessé de fumer.

Vous n’êtes toujours pas décidé à écraser une fois pour toutes?

Dommage. Je suis à court d’arguments.

Si vous saviez combien j’aurais aimé vous convaincre avant que vous soyez confiné dans un fauteuil roulant ou alité pour le reste de vos jours.

Oui, le reste de vos jours, car il y en aura peut-être beaucoup. Parce que, rappelez-vous, la cigarette tue mais, lentement, et longuement.

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 À la douce mémoire de mon père qui vécut les derniers huit ans de sa vie entre l’hôpital et le CHSLD après trois accidents vasculaires cérébraux qui l’ont laissé en forte perte d’autonomie. Il fumait entre deux et trois paquets de cigarettes par jour. La cigarette l’a tué à petit, très petit feu.

Quatre ans, déjà! Mais je ne t’oublie pas. Tu es toujours là, au fond de mon coeur. Ta fille qui t’aime!

 

 

 

 

Rencontre avec P21 CAQ

 

Jeudi 12 janvier 2012, 15 h 16.

Il neige à plein temps. Je me lève. Je m’approche de la fenêtre. Du dixième étage, je peux voir l’état de la circulation. Métropolitain. Ça ne regarde pas bien. Déjà, les voitures circulent lentement.

J’hésite. Je pars ou je ne pars pas?

Si je ne pars pas juste là, je devrai travailler très tard. 

Quand il fait beau, c’est « full » trafic. Imaginez, aujourd’hui! Il neige à plein temps.

Je pars ou je ne pars pas?

16 h 10.

Je pars.

La route est enneigée.  Je roule à 5 km/heure.  C’est aussi bien! À cette vitesse-là, je ne risque pas de me faire emboîter par un autre véhicule.

Le gars au 730 FM donne les conditions de la route en continu. Je pense que ça va prendre du temps avant d’arriver à la maison. Faut pas se plaindre cette année! C’est la deuxième? troisième? tempête peut-être de l’année?

Je me tiens à droite. Ça roule plus lentement, mais je ne suis pas à cinq minutes près.

Mais là, ça commence. Les « épais »,  pour ne pas dire les « É-Pa », arrivent! Comme P21 CAQ!

Qui est P21 CAQ?

Y’a pas beaucoup de cheveux. Il conduit un véhicule blanc-gris, genre. Un véhicule ordinaire ; je ne pourrais pas dire. Bref, P21 CAQ – c’est la plaque d’immatriculation de son véhicule – ma semblé bien pressé. Pressé du genre que le gars, sous le couvert que tu ne vois pas la voie d’accotement parce que trop enneigée, enfonce la pédale d’accélération dans le fond pour essayer de ne pas céder la place à personne quand c’est lui qui devrait la céder. Tellement pressé de passer devant tout le monde que, à un moment donné, je me suis dit :

— Y va monter sur le parapet!

—   Aïe! Chacun son tour!

Chacun son tour. P21 CAQ ne connaît pas ça. Du tout.

La chaussée était super glissante. Il s’est faufilé presque jusqu’à l’extrême onction.

Je les frapperais!

Parce que P21 CAQ n’est pas le seul colon de sa gang.

Mais, c’est quoi le problème avec « CHACUN SON TOUR »?

Pourtant, c’est pas compliqué! Ça le dit!

C-H-A-C-U-N     S-O-N     T-O-U-R.

Surtout quand c’est toi qui dois céder la route!

Céder. Yield. Vous savez, le ti-triangle rouge qui pointe vers le bas?

Chacun son tour! Chacun son tour!

En t-k…

Je voulais juste en parler, comme ça…

 

 

Café de Flore, un film qu’on aime ou pas

 

Je ne peux passer sous silence le film Café de Flore, que j’ai vu récemment.

Il y a tellement de films insipides alors, lorsqu’on a la chance de croiser LE film qui méritait d’être, on ne peut pas ne pas en parler.

Café de Flore, un film comme on en voit rarement. Un film d’une intelligence rare. Un film d’une sensibilité rare. Un film qui fait bon à l’âme. Un film qui ébranle. Un film d’une justesse rare. Un film qui donne tout son sens à ces paroles qui hantent :  « C’est écrit dans le Ciel, il ne peut en être autrement ». Un film qui explique l’impardonnable.

Café de Flore est un film troublant, qui vous rive sur votre siège, par le trop-plein d’émotions qu’il suscite.

Pour certains, qui ne voient la vie qu’au premier niveau, ce film reste incompris.

Pour d’autres, il les cloue sur leur siège, comme moi. 

Certains se sentent mal. Ils ne comprennent pas. Ils n’aiment pas.

Moi, j’en ai eu le souffle coupé. Parce que je comprends. J’ai adoré l’esprit, le jeu, tout, en fait.

Voilà ce qu’un film doit être : nous faire vibrer d’émotions, bonnes ou mauvaises. Même celles qui nous rivent à nos sièges, nous laissant à bout de souffle. 

Voilà ce que pour moi doit être un film. Il ne doit surtout pas nous laisser indifférents. Il doit raisonner en nous. Il doit vivre en nous, certainement pour quelque temps.

Pour visionner un extrait du film, cliquer sur l’image :

Café de Flore de Jean-Marc Vallée a décroché quatre nominations de la section canadienne des VFCC Awards, la remise de prix annuelle des critiques de Vancouver (9 janvier 2012)

Café de Flore est parmi  les trois finalistes dans les catégories meilleur film canadien et meilleur réalisateur d’un film canadien.

Deux des actrices de Café de Flore, Vanessa Paradis et Hélène Florent, brillent également, dans les catégories respectives de meilleure actrice dans un film canadien et meilleure actrice de soutien dans un film canadien.

Bravo! Débout !

Conquise
GTH

Je me souviens

 

Les débats religieux auront teinté 2011 jusqu’à la fin, avec les histoires de sapins de Noël au Complexe Desjardins du centre-ville de Montréal.

Que nous réserve 2012? Quel tournant prendra le Québec, le Canada, en matière de « raisonnable »? Allons-nous balancer le « Je m’en souviens » (devise du Québec) et l’« Ô Canada » (hymne national du Canada) qui sont nos assises?

Qui d’entre vous, Québécois, se souvient « du passé, de ses leçons, de ses malheurs, de ses gloires » (Thomas Chapais, 1895)?

Je me souviens. Trois mots qui disent « le passé comme le présent et le futur de la seule province française de la Confédération » (Pierre-Georges Roy, 1919).

Allons-nous interdire l’Ô Canada, chant patriotique canadien-français d’abord, pour devenir l’hymne national du Canada, le 1er juillet 1980, un siècle après?

Qui d’entre vous, Canadien-français, se souvient des paroles de ce chant, dont voici la version originale?

Ô Canada! Terre de nos aïeux,

Ton front est ceint de fleurons glorieux!

Car ton bras sait porter l’épée,

Il sait porter la croix!

Ton histoire est une épopée

Des plus brillants exploits.

Et ta valeur, de foi trempée,

Protégera nos foyers et nos droits,

Protégera nos foyers et nos droits.

Sous l’œil de Dieu, près du fleuve géant,

Le Canadien grandit en espérant.

Il est né d’une race fière,

Béni fut son berceau.

Le ciel a marqué sa carrière

Dans ce monde nouveau.

Toujours guidé par sa lumière,

Il gardera l’honneur de son drapeau,

Il gardera l’honneur de son drapeau.

De son patron, précurseur du vrai Dieu,

Il porte au front l’auréole de feu.

Ennemi de la tyrannie

Mais plein de loyauté,

Il veut garder dans l’harmonie,

Sa fière liberté;

Et par l’effort de son génie,

Sur notre sol asseoir la vérité,

Sur notre sol asseoir la vérité.

Amour sacré du trône et de l’autel,

Remplis nos cœurs de ton souffle immortel!

Parmi les races étrangères,

Notre guide est la loi :

Sachons être un peuple de frères,

Sous le joug de la foi.

Et répétons, comme nos pères,

Le cri vainqueur : « Pour le Christ et le roi! »

Le cri vainqueur : « Pour le Christ et le roi! ».

 

Voilà de quoi alimenter vos discussions du Jour de l’An!

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Source : Wikipedia

 

Il y a des jours comme ça…

Photo Créations GC, 2011. Tous droits réservés.

Noël dans une semaine !?!?

 

Je regarde par la fenêtre de mon bureau. Un soleil, givrant peut-être, mais un soleil quand même. Un jaune, un jaune moutarde de Dijon, s’étend sur la longueur du parc. Un orangé, qui s’agrippe encore aux arbres semi-endormis. Seules, ici et là, quelques plaques glacées pour rappeler que l’hiver est arrivée. Noël.

Noël !

Pas déjà !

Je n’ai rien de fait. Et quand je dis RIEN, c’est vraiment RIEN.

Faut dire que les dernières semaines ont été « rough ».

Décès de ma mère. Moi, aux soins intensifs. Bref, me voilà une semaine avant Noël, zéro cadeau acheté. Pire. Pas la moindre idée de ce que je vais acheter !

Faut dire que je me sens bizarre. Si la tendance se maintient, ce Noël sera le premier Noël depuis 1998 où je n’ai ni mon père ni ma mère à visiter à l’hôpital. Avant, il y a eu ma grand-mère. De 1969 à 1980. Quand j’additionne, ça fait presque la moitié de ma vie où j’ai fêté Noël dans un hôpital. Je peux bien me sentir un peu étrange.

Avez-vous vu le ciel bleu dehors ? Pendant un instant, j’aurais crû l’été. Comme si la nature voulait me prendre dans ses bras pour me consoler, y mettre un peu de vie.

J’ai déjà vu des décembres doux à Montréal. Je ne me rappelle pas en avoir vu un comme celui-ci. Hier, j’ai même failli acheter un arbre de Noël en forme de palmier ! Est-ce cela, le réchauffement de la planète ?

Je cause, je cause, mais je n’ai toujours pas d’idées de cadeaux de Noël. Alors, je fais un appel à toutes et à tous.

S’il vous plaît, auriez-vous des idées de cadeaux à me suggérer ? Je suis à bout de casser la tête.

Un gros merci et bon magasinage !

Joyeux Noël !

 

Meurtre au 2e degré ou homicide involontaire ?

Le 28 novembre 2011, en Gaspésie, Marjorie Raymond, 15 ans, s’est suicidée  après des années d’intimidation à l’école.

Tant que les gestes d’intimidation fonctionneront et qu’il n’y aura pas ou peu de conséquences pour les intimidateurs, des jeunes continueront d’en être victimes.

Lorsqu’un jeune intimide un autre jeune au point de pousser ce dernier à mettre fin à sa vie, le temps n’est plus à la causette mais à l’application du Code criminel.

Le Code criminel du Canada contient plusieurs articles pouvant s’appliquer dans un tel cas. Voici quelques extraits.

Article 245. Quiconque administre ou fait administrer à une personne, ou fait en sorte qu’une personne prenne, un poison ou une autre substance destructive ou délétère, est coupable d’un acte criminel et passible :

a) d’un emprisonnement maximal de quatorze ans, s’il a l’intention, par là, de mettre la vie de cette personne en danger ou de lui causer des lésions corporelles

b) d’un emprisonnement maximal.

Article 219. (1) Est coupable de négligence criminelle quiconque montre une insouciance déréglée ou téméraire à l’égard de la vie ou de la sécurité d’autrui :

a) soit en faisant quelque chose

b) soit en omettant de faire quelque chose qu’il est de son devoir d’accomplir.

Article 220. Quiconque, par négligence criminelle, cause la mort d’une autre personne est coupable d’un acte criminel passible :

a) s’il y a usage d’une arme à feu lors de la perpétration de l’infraction, de l’emprisonnement à perpétuité, la peine minimale étant de quatre ans

b) dans les autres cas, de l’emprisonnement à perpétuité.

Article 222. (1) Commet un homicide quiconque, directement ou indirectement, par quelque moyen, cause la mort d’un être humain.

5) Une personne commet un homicide coupable lorsqu’elle cause la mort d’un être humain :

a) soit au moyen d’un acte illégal

b) soit par négligence criminelle

c) soit en portant cet être humain, par des menaces ou la crainte de quelque violence, ou par la supercherie, à faire quelque chose qui cause sa mort.

Article 224. Lorsque, par un acte ou une omission, une personne fait une chose qui entraîne la mort d’un être humain, elle cause la mort de cet être humain, bien que la mort produite par cette cause eût pu être empêchée en recourant à des moyens appropriés.

Article 241. Est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de quatorze ans quiconque, selon le cas :

a) conseille à une personne de se donner la mort

b) aide ou encourage quelqu’un à se donner la mort.

Ces articles du Code criminel soulèvent une réflexion que nous devons avoir en tant que société ; une société où tous les jeunes sont en droit d’aller à l’école sans se faire intimider.

Je termine en rappelant ce qui suit.

La violence est difficile à contrer quand elle fonctionne et qu’il n’y a pas de conséquences pour l’agresseur.

À la douce mémoire de ma mère (1924 – 2011)

 

Comment vivre mes instants devant ?

Agenouillée
Devant ton corps endimanché
Dans des draps blancs de satin vautré
Tes yeux bleus à jamais fermés
Je m’ennuie déjà tant
Comment vivre mes instants devant

Plus jamais de souper chez Zappy
Ton restaurant favori>
Rôti de bœuf au jus pour toi
Scampis pour moi
Sans oublier notre demi Mouton Cadet
Rouge tu t’en moquais
Que le proprio achetait
Pour toi et moi exprès 

Agenouillée
Devant ton corps endimanché
Dans des draps blancs de satin vautré
Tes yeux bleus à jamais fermés
Je m’ennuie déjà tant
Comment vivre mes instants devant 

Plus jamais Pierrot
Au clair de la lune
Ne nous prêtera sa plume
Pour écrire les seuls mots
Qui comme avant te faisait parler
Et même chanter
À gorge déployée
Au grand bonheur du Frère Jacques réveillé
Juste à temps pour que les matines soient chantées
Ding Dong Ding Dong
Souvenirs retrouvés 

Agenouillée
Devant ton corps endimanché
Dans des draps blancs de satin vautré
Tes yeux bleus à jamais fermés
Je m’ennuie déjà tant
Comment vivre mes instants devant 

Plus jamais de siestes à tes côtés
Juste pour se coller
Dans ton lit trop petit
Plus jamais d’après-midi ensoleillés
À siroter notre petit Pepsi
De tortillas accompagné

Agenouillée
Devant ton corps endimanché
Dans des draps blancs de satin vautré
Tes yeux bleus à jamais fermés
Je m’ennuie déjà tant
Comment vivre mes instants devant

Penser que je devrai meubler
Tous ses instants devant
Sans toi à mes côtés
Privés de nos je t’aime
Moi aussi je t’aime
Comment vivre autrement
Maintenant 

Agenouillée
Devant ton corps endimanché
Dans des draps blancs de satin vautré
Tes yeux bleus à jamais fermés
Je me rappelle tous les tourments
La peur de mauvais traitements
Pire qu’un étranglement
La colère
Qui explose comme un volcan
La peine
La saudite peine
Qui tire par en dedans
Le cœur arrachant
La peine
La saudite peine
Qui fait prier Dieu
À genou 

Agenouillée
Devant ton corps endimanché
Dans des draps blancs de satin vautré
Tes yeux bleus à jamais fermés
Je remercie Dieu
De t’avoir accueillie parmi eux
Car là où tu es maintenant
Tu es plus vivante que jamais 

Même s’il me faut vivre autrement
Tu feras toujours partie de mes instants devant
Car là où tu es maintenant
Les appels itinérants sont illimités
Qu’importe le moment 

Agenouillée
Devant ton corps endimanché
Dans des draps blancs de satin vautré
Tes yeux bleus à jamais fermés
Je remercie Dieu
De t’avoir accueillie parmi eux
Car là où tu es maintenant
Tu es plus vivante que jamais

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Remerciements

Je souhaite remercier tous ceux et celles qui ont apporté à la famille soutien et réconfort durant cette période de grande tristesse

La famille

Hampstead QC – Un Yom Kippour dans le silence

7 octobre 2011 — La semaine dernière a vu la ville de Hampstead devenir silencieuse pour la fête juive du Rosh Hashanah. Exit travaux de construction, d’aménagement paysager ; silence tondeuse. Gare aux contrevenants!

Une semaine plus tard, 8 octobre 2011 : le Yom Kippour.

Ceci, encore pour accommoder 85 % de la population de Hampstead qui est juive, privant la minorité de vaguer à ses occupations normales.

Est-ce que la Ville de Hampstead a le droit de voter un tel règlement? Ce règlement contrevient-il à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec?

Souvent, le Québécois s’indigne devant ce qu’il appelle des accommodements déraisonnables.

Un jour, quelqu’un, pour ne pas faire d’histoire je dirai, d’une minorité visible, m’a dit avoir vécu dans plusieurs pays, mais n’avoir jamais vu un pays (Canada) aussi « mou » dans ses politiques. Il a ajouté que les Québécois, de souche surtout, n’étaient que des critiqueux et des mous, incapables de se tenir debout pour revendiquer leurs droits, comme le font les autres ethnies.

Il a terminé la discussion en disant : la Charte des droits et libertés de la personne, vous protège aussi, vous Québécois de souche. Utilisez là. Revendiquez!

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8 octobre 2011 — En faisant une recherche sur le Web pour savoir si Hamstead était une ville silencieuse ce matin, j’ai trouvé un article du journaliste, Yves Poirier, de TVA qui mentionne que le règlement interdisant le bruit pendant les fêtes juives sera contesté devant la Commission des droits de la personne.

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Festival OUMF (Septembre 2011 ) – Danse et performance sur échasses

Du 1er au 10 septembre 2011, dans le cadre de la rentrée culturelle du quartier des spectacles à Montréal, Québec, la première édition du Festival OUMF s’est installée dans le Quartier Latin.
 
Le Festival OUMF devient la vitrine de l’art et de la culture émergente qui s’articule autour de 5 volets : arts visuels, cinéma, littérature, musique et savoir.
 
Les 8, 9 et 10 septembre 2011, venez découvrir gratuitement un nouveau collectif en formation Les échassiers du 49e parallèle qui initient une nouvelle pratique de danse sur échasses encore méconnue en Amérique du Nord.
 
 

Danse et performance sur échasses

Photo obtenue de Monique Roy Design Graphique

C’est une passion commune pour la danse et les échasses qui réunit le maître échassier Grégoire Dunlevy, la danseuse échassière Shôvàne Brisindi et la danseuse contemporaine Catherine Larocque dans une performance urbaine inusitée. En s’appliquant totalement à une analyse méthodique du mouvement et de l’équilibre, les artistes parviennent à sublimer le rapport du corps, de la ville et de son public.

C’est l’audacieux violoncelliste Philippe Mius D’Entremont qui façonnera l’univers musical de cette création

 

Les artistes

Shôvàne Brisindi

Détentrice d’un baccalauréat en danse contemporaine de l’Université Concordia, Shôvàne pratique son art depuis plus de

20 ans. Cette artiste multidisciplinaire oeuvre dans les domaines de la danse, du cirque, du burlesque et de la comédie musicale. En 2005, Shôvàne est formée sur les échasses par le maître échassier Grégoire Dunlevy et intègre ensuite cette discipline à sa danse. Les échasses l’ont ainsi amené à personnifier ses différents personnages et à performer dans de nombreux événements et festivals. Elle partage sa passion entre l’Amérique et l’Europe.

 

Grégoire Dunlevy

Dans le milieu du spectacle depuis plus de 25 ans, Grégoire a une formation professionnelle en danse, en musique et en théâtre. Il a six ans d’études en musique, trois ans en théâtre et douze ans en danse avec un baccalauréat en danse contemporaine de l’Université Concordia. Il a appris les échasses d’Annick Détolle et de Georgette Rondeau, des Échassiers de la Baie-St-Paul. Depuis, il a formé sur échasses plusieurs danseurs professionnels et travaillé pour plusieurs chorégraphes et metteurs en scène reconnus. Son travail lui a permis de travailler non seulement au Québec et au Canada, mais aussi aux États-Unis, à Cuba, au Japon, en Irlande et à Tahiti.

 

Catherine Larocque

Formée en ballet classique à l’École Supérieure de Danse du Québec, ainsi qu’en danse contemporaine à l’École de Danse de Québec, Catherine collabore depuis 2006 avec Lina Cruz, au sein de sa compagnie Fila 13. Avec cette compagnie, elle a performé partout au Canada et aussi à Madrid, à Victoria et à Bilbao en Espagne.

C’est en 2008, à l’occasion du spectacle Le Chemin qui marche, lors du 400e anniversaire de la ville de Québec que Catherine fait la rencontre de Grégoire et Shôvàne et que l’intérêt pour une collaboration se dessine.

 

Philippe Mius d’Entremont

Philippe Mius d’Entremont joue du violoncelle depuis son enfance. Musicien de formation classique, il commence à jouer dans des groupes vers 1990, comme violoncelliste et/ou bassiste. Il enregistre et joue sur scène avec de nombreux artistes québécois, allant de la poésie avec Nathalie Lessard à la pop radiophonique avec Marie-Mai en passant par le folklore avec les Tireux d’Roches. Il est membre du groupe hardcore Les Ékorchés.

 

Plus de détails sur http://oumf.ca.

 

Pour ne pas oublier cet autre grand qui nous a quittés : Gil Courtemanche

Le romancier et journaliste canadien Gil Courtemanche est mort dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 août 2011, des suites d’un cancer.

Grand reporter, défenseur du tiers-monde, indigné depuis des années, engagé tout au long de sa vie, il avait travaillé à la Société Radio-Canada, pour laquelle il a été animateur et correspondant à l’étranger, notamment en Afrique. Spécialiste de la politique internationale, Courtemanche a aussi réalisé de nombreux documentaires, notamment sur le Rwanda (génocide, sida), et a participé à de nombreuses actions caritatives et humanitaires.

Un dimanche à la piscine à Kigali (2002), son premier roman, traduit en 23 langues, lui a valu une reconnaissance sur la scène internationale.  Un film a également été produit suite à ce livre.

L’humain, c’est aussi ça !
« Un dimanche à Kigali », c’est plus qu’une histoire d’amour, qu’une histoire de haine, c’est une histoire sur l’être humain, imparfait de par sa nature : ses croyances, sa moralité ; sa vulnérabilité ; ses peurs, ses angoisses, ses envies, ses délires, ses joies, ses peines. « Un dimanche à Kigali », c’est aussi une réflexion sur ce qui motive l’être humain à faire le bien ou le mal, à demeurer loyal ou à manquer à sa parole. Mais, plus que tout, « Un dimanche à Kigali », c’est une réflexion sur ce qu’est le bien et ce qu’est le mal. Finalement, rien n’est totalement noir et rien n’est totalement blanc. « Un dimanche à Kigali », une histoire qui plonge dans ce que l’être humain a de plus primitif, soit sa survie.

Cliquez ici pour voir la bande annonce provenant du site Web cinoche.com.

Hommage à Jack Layton, chef du NPD du Canada

Monsieur Jack Layton, chef du Nouveau parti démocratique du Canada, est décédé dans la nuit du 21 au 22 août 2011.

Beaucoup disent qu’il a su trouver l’énergie, malgré ses déboires avec le cancer, pour mener à terme LA campagne électorale qui l’a mené, en 2011, à devenir le chef de l’opposition officielle à la Chambre des communes, après l’élection de 103 de ses députés, dont plus de la moitié au Québec. Du jamais vu depuis la création du NPD, en 1961.

Et si, Jack Layton, cet homme dont personne n’arrive à nommer des défauts, était là pour éveiller les consciences? Pour amorcer un virage dans ce monde de politiciens trop occupés à penser à se faire réélire qu’à gérer le pays, les provinces?

Et si, Jack Layton, était celui par qui, enfin, le changement était arrivé?

Et si, Jack Layton, avait cette mission que d’ouvrir les esprits, que d’apporter l’espoir?

Personne ne sait vraiment de quoi il en retourne.  Mais une chose est certaine, Jack Layton a changé l’histoire du Canada par son acharnement, par ses convictions, par son âme. Je pense que, s’il peut voir de là où il se trouve, il doit avoir le sentiment d’avoir accompli sa mission.

Dans la lettre que Jack Layton a écrite un peu avant sa mort, comme un maître qui s’apprête à laisser ses élèves voler de leurs propres ailes, il nous laisse toute son humanité, tous ses espoirs. 

« Mes amis, l’amour est cent fois meilleur que la haine. L’espoir est meilleur que la peur. L’optimisme est meilleur que le désespoir. Alors, aimons, gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde ».  Jack Layton

Monsieur Layton, ce fut un plaisir de vous connaître.

Et de là-haut, si vous le pouvez, saupoudrez de sagesse, cette planète en folie.

Mes hommages,

GinTonHic

Vidéo des oeuvres de la Nuit de la peinture, Deux-Montagnes, 13 août 2011

Le 13 août 2011 se tenait la 6e édition de la Nuit de la peinture, à Deux-Montagnes, dans le stationnement de l’Olympia.

Une vingtaine d’artistes-peintres professionnels et de la relève ont réalisé, devant le grand public, des œuvres à la gouache, de 12’ x 12’, directement sur l’asphalte, sous le thème Au cœur de l’eau.

C’était ma première visite à cet événement annuel.

Déambuler entre des œuvres qui se dessinent,certaines dans une envolée, d’autres se révélant timidement sous des rythmes reggae, valait certainement le déplacement. Une atmosphère presque envoûtante. J’ai beaucoup aimé.

J’avais oublié ma caméra. Alors, j’y suis retournée ce matin.

Voilà que le ciel se couvre. J’espère qu’il sera aussi touché que moi par la fragilité de ces œuvres éphémères, et qu’il leur accordera quelques jours de sursis en retenant ses pleurs.

Pour voir une grande partie des oeuvres de la 6e édition de la Nuit de la peinture, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur l’événement, rendez-vous sur le site officiel de la Nuit de la peinture.

Au plaisir,

Attention : courriel frauduleux d’une fausse Banque de Montréal

Je ne suis pas du genre à transférer, à tout mon carnet d’adresses, des courriels annonçant un virus, car la majorité sont de faux virus (canular) qui ne servent qu’à générer du trafic sur le Web. 

Cependant, ce soir, en prenant mes courriels dans Hotmail, il y en avait un de la soi-disant Banque de Montréal.

Je sais très bien que les banques ne demandent jamais des informations personnelles par Internet. Mais, par curiosité, j’ai décidé de téléphoner à la Banque de Montréal.

L’employé, qui m’a répondu, m’a confirmé que ce courriel était une fraude, laquelle semblerait être nouvelle d’aujourd’hui. Il m’a demandé de transférer le courriel en question au département des fraudes de la banque : fraude.enligne@bmo.com. Ce que je me suis empressée de faire.

Ma note d’aujourd’hui vise à vous informer d’être prudents si vous recevez des courriels en provenance d’institutions financières où l’on vous demande des informations personnelles. Et, surtout, n’hésitez pas à les transférer à l’institution en question de manière à les informer.

Je vous recommande le site Secuser.com qui est un excellent site à consulter pour connaître les vrais virus, les canulars (hoax), les tentatives d’hameçonnage (phishing). Ce site offre divers outils gratuits de décontamination et de protection. On peut s’abonner pour recevoir de l’information sur les alertes de virus, de sécurité, etc.  Je suis abonnée depuis quelques années déjà et j’en suis très satisfaite.

Le texte du courriel reçu semblait réel. Sauf que… il était rédigé en anglais. Et l’anglais au Québec? Ça devrait sonner une cloche!

Voici le texte. C’est à s’y m’éprendre!

Toujours afficher le contenu de Bank.of.Montreal.Communcations@communications.213.29.64.104.ca

You are seeing this message because BMO Security has detected suspicious activity on your account and has temporarily suspended it as a security precaution. This may be because your Bank of Montreal account was accessed from an unfamiliar computer or you have made changes in your account information. You will be able to regain access to your account once you complete the automated security verification process.

How can i regain access to my account ?

To regain access to your account, you must confirm your identity by completing our automated security verification process. To begin this process, please visit BMO Website and enter your login information and password into the appropriate fields. You can do that by simply typing www.bmo.com into your browser or by clicking here.

You will then be taken through a series of steps to help verify your identity and, if necessary, scan your computer for viruses.

The security verification process is automated and is not designed to be time-intensive. In most situations, you should be able to confirm your identity and restore your account in a few minutes.

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Recipient: creationsgc@hotmail.com

Sender: Bank of Montreal Account Security Department.

Au plaisir,

GTH

Roman épistolaire – 12e échange

 

Charles ! Charles ! Charles !

T’auras toujours ce côté — je cherche, je pèse mes mots, dix fois, vingt fois — ce côté parfois si innocent. Pas innocent dans le sens d’épais, mais innocent dans le sens d’inconscient. Ou bien, tu joues l’innocent. En fait, je n’ai jamais su vraiment ce que tu étais. Vingt ans plus tard, je me le demande encore. 

Tu fais semblant de savoir de quoi je parle quand je dis : « Avant tu sais quoi… », mais tu ne le sais pas vraiment. Tu ne te rappelles pas. N’est-ce pas ? Dis-moi… n’est-ce pas ? Tu ne te rappelles pas ?

T’as toujours été un esprit libre. Y’a pas de faute. Et je suis, moi aussi, en quelque sorte, un esprit libre. Mais ta définition de liberté n’a rien à voir avec la mienne. 

« Vivre et laisser vivre ! », je ne compte plus les fois où tu me l’as balancé au visage, et balancé, comme l’écho. 

Mais ton « vivre et laisser vivre » était le début du démembrement de « nous ». 

Parce que toi, à l’époque, tu voulais vivre ta vie, comme un célibataire. Faire ce que tu voulais, quand tu voulais, et surtout, avec qui tu voulais. Et tu t’achetais une assurance solitude qui, enfoncée entre deux coussins poussiéreux du divan, attendait ta prochaine réclamation. 

J’étais cette assurance solitude. 

Oui. C’est ce que j’étais pour toi. Du moins, c’est comme ça que je me sentais. 

Et je m’en suis haïs, tellement. J’ai enduré ce « vivre et laisser vivre » pompeux parce que….parce que… 

L’amour donne des ailes ? 

Eh bien, mon nom c’est : Parachute. Parachute fermé ! 

Tu te demandais, l’autre fois, pourquoi on disait « tomber en amour ». Voilà. Maintenant tu sais. 

Tu m’aimais follement, disais-tu. J’étais la seule, la vraie, l’unique. 

Et je t’ai cru. Je voulais te croire. J’avais besoin de te croire. Mais… 

C’était la torture au-dedans de moi. Parce que, moi, je ne partage pas. 

Appelle cela de la jalousie, de la possession, de l’insécurité. Dis que c’est vieux jeu. T’as beau. Ben, j’suis tout ça ! Pis ça ne changera pas ! Parce que c’est ça que j’ai toujours été. Mon erreur, c’est de ne pas te l’avoir dit. 

J’avais peur de te perdre. Mais tu étais déjà perdu. Je ne l’avais juste pas réalisé. Peut-être ne voulais-je pas le voir ? 

Puis, il y a eu cette fois, cette fameuse fois, où, en allant au sous-sol, je suis arrivée face à face avec une bouteille d’huile de massage. À moitié vide. Une bouteille que je n’avais jamais vue. Un massage, des massages, que je n’avais jamais reçus. 

Je suis restée longtemps à la regarder. Elle était là, assise sur une tablette. Pas vraiment cachée.  Comme si elle cherchait à se faire voir. 

Tu ne t’en rappelles pas, là ? 

À ce moment-là, ton « vivre et laisser vivre », je l’avais dans le cul ! Et profond, très profond ! 

C’était ça TON « vivre et laisser vivre » ! 

Pire, tu doublais l’audace à faire tes cochonneries dans NOTRE maison, dans NOTRE lit ! Et plus d’une fois encore ! 

T’aurais pu te payer un motel au moins. Non ! T’as fait ça. Dans notre maison. Sans aucun respect pour moi. 

Ça m’a presque tuée. 

Je sais, je n’ai rien dit ce soir-là. J’ai ouvert une bière que je venais d’aller chercher au sous-sol. Je t’ai juste regardé, droit, oui, droit dans les yeux. T’as regardé le sol. Tu t’es mis à rire avec ce petit hoquet que tu fais lorsque tu te sens embarrassé. Je t’ai tendu la bière. Tu l’as saisie. Mais je ne l’ai pas lâchée tout de suite. Tu as relevé tes grands yeux bleus. Tu savais que je savais.

Toi non plus, tu n’as rien dit. 

J’étais folle de toi. On s’aimait en malades, comme si la terre allait s’arrêter de tourner dans l’instant. 

N’étais-je pas assez ? Qu’est-ce que tu voulais au juste ? 

Ton « vivre et laisser vivre », et bien, je l’ai dans le cul ! Je n’en ai rien à foutre. Ni du tien, ni de n’importe quel autre. 

Quand je veux baiser, et bien, je baise. Mais c’est toujours clair avec l’autre. Pourquoi n’est-ce jamais clair avec vous, les hommes ? 

Vous manquez de guts ? Vous êtes trop chieux ? Trop vaniteux ? Où bien vous avez le sexe trop engorgé ?

Pire, vous êtes toujours là à chercher s’il n’y a pas mieux ailleurs : plus jolie, plus gros seins, plus beau derrière, et j’en passe. Finalement, vous n’êtes pas si loin de l’homme de Neandertal. 

J’ai mis du temps à comprendre. Mais je vais mieux. 

J’étais la bonne fille qui écoutait. Mais je m’oubliais. Et là, ça m’a coûtée cher. Très.

Un matin je me suis levée et, en passant devant le miroir de la salle de bain, une certitude m’est venue : j’étais prête à perdre tous les gens qui m’entouraient, même les plus près, pour ne plus me perdre moi-même. 

Alors, tu comprendras que je me contre fiche de tes histoires d’amour. 

Parles- moi de nous, et je t’écouterai. 

Et seulement là.