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Depuis que t'es parti J'ai pu d'ami J'ai pu d'répit T'es l'ombre de mes nuits Qui me poursuit Qui me séduit J'ai dans l'âme, dans l'âme un creux Un creux de toi Comme ça s'peut pas J'ai dans l'âme, dans l'âme un creux Un creux de toi Un creux de toi J'ai d'l'ennui dans l'cœur À toutes les heures C'est la noirceur Comment voir ailleurs Quand l'cœur à peur Quand l'cœur se meurt J'ai dans l'âme, dans l'âme un creux Un creux de toi Comme ça s'peut pas J'ai dans l'âme, dans l'âme un creux Un creux de toi Un creux de toi J'ai dans l'cœur un cri Un cri d'amour Un cri toujours C'est comme une folie Qui vit la nuit Et meurt le jour J'ai dans l'âme, dans l'âme un creux Un creux de toi Comme ça s'peut pas J'ai dans l'âme, dans l'âme un creux Un creux de toi Un creux de toi J'ai dans l'âme, dans l'âme un creux Un creux de toi Un creux de toi Un creux de toi Un creux de toi
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Encore une fois, ce soir, cette musique, ces mots, cette poésie me transporte. Je danse. Je danse. Je vibre. Je sens. Je ressens. Sublime.
Tom Waits. Leonard Cohen. Mieux encore. Coeur sans pays, de Claude Léveillé, 2008.Est-ce cela, l’atteinte de la perfection ?
Qui suis-je pour m’avancer ainsi, moi, presque ignare ?
Qu’importe d’où je viens, j’aime. J’aime du plus profond de moi. J’aime avec mes oreilles, ma tête, mon corps, tout entier. J’aime totalement. Entièrement. De tous ses vents.
« Cet album est livré tel qu’il l’a voulu, sans retouches », dit la pochette.
Retoucher, ne serait-ce qu’un petit mot, qu’une virgule, aurait été de l’autodestruction. Non. Il n’y a rien, vraiment rien à retoucher. Rien. Rien de rien.
De cette merveille, on a trop peu parlé.
Monsieur Léveillé, merci de nous avoir offert ce trésor. Un album qu’on dirait descendu du Ciel.
À tous les autres : vous cherchez LE cadeau de Noël ? Même s’il date de 2008, n’hésitez pas. Coeur sans pays, de Claude Léveillé. Un MUST !
Pour un aperçu de ce CD : http://www.archambault.ca/coeur-sans-pays-ACH002314205-fr-pr
Pour toujours envoûtée,
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Il y a en moi ce tourment
Depuis bien avant les premiers instants
Comme une croix
Qui alourdit le pas
Il y a en moi cette tristesse
Bien plus grande que ma petitesse
Comme si le souvenir d’autres vies
Me poursuivait à l’infini
Il y a ce creux
Le plus creux des creux
Qui s’ouvre à l’infini
Et se perd dans l’oubli
Il y a ce vide
Un vide tellement vide
Que même l’écho
Ne trouve mot
Il y a cette détresse
Comme les cheveux que l’on tresse
Serré tellement
Que rien ne bouge au vent
Il y a ce désespoir
Que l’on rencontre dans le noir
Qu’on ne voudrait plus voir
Tant il nous fait miroir
Il y a ce désir de partir
Juste en finir
Dernier soupir
Ne plus jamais revenir
Il y a ce délire
Qui n’a qu’un seul désir
Celui de rire
De tous ses respirs
Il y a en moi ce désir
De laisser vivre ce délire
De laisser ce délire
Me faire revivre
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Le rideau est tombé, le dernier, sur le plus grand et le plus troublant film du cinéaste, Gilles Carle.
Que pense-t-il de son dernier film ?
Se dit-il : « Je n’avais pas réalisé à quel point c’était difficile pour toi », en pensant à Chloé Sainte-Marie, qui a joué le rôle de sa vie ?
Pleure-t-il ?
J’en suis certaine. Comment ne pas pleurer devant la détresse profonde que vit certainement Chloé Sainte-Marie, que vit tout aidant naturel ?
Il est évident que mes pensées vont vers Gilles Carle pour ce qu’il a été.
Mais c’est à Chloé Sainte-Marie que je pense particulièrement. Parce que je sais, qu’aujourd’hui, elle doit se battre entre ce sentiment de liberté et sa honte d’éprouver ce même sentiment. Sa honte d’avoir probablement souhaité ardemment ce jour, une seule fois peut-être. À bout de souffle. Sentiment d’avoir fait tout ce qu’elle a pu. Et puis, le doute. Et puis, la culpabilité de toutes les pensées qui ont certainement traversé son esprit avec les années.
Comment peut-il en être autrement quand le coeur vous arrache à chaque respir de l’autre ? Comment ne pas succomber au désespoir, ne serait-ce qu’un si court instant, quand l’impuissance vous sourit à belles dents ? Comment ne pas frapper ne pas crier ?
Comment ne pas se sentir un tant soit peu libéré d’une peine cuisante qui vous fend la peau sans arrêt ?
Il ne faut pas sombrer dans le doute, la culpabilité quand on a tout donné. Les pensées jugées honteuses n’en sont tellement pas. Elles sont des pensées de détresse extrême. Il ne faut pas les condamner. Il faut les aimer et leur pardonner.
Et, je suis certaine que, de là-haut, Gilles Carle pleure pour ces pensées que s’inflige peut-être sa muse.
GinTonHic
Aidante naturelle
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Je te dis adieu encore
À toi qui fût mon plus troublant remord
Combien de fois devrais-je te le dire encore
Peut-être jusqu’à ma mort
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Ça chauffe pas mal dans les médias quant aux candidats aspirant à la mairie.
On dirait que les politiciens au municipal ont la même attitude de pipi-caca-lolo-mon-père-est-plus fort-que-le-tien que les politiciens au provincial et au fédéral.
Ça en dit long sur le type d’individus qu’on met au pouvoir ou qu’on est pris, force de candidats matures, à mettre au pouvoir. C’est pas pour rien que ça va si mal partout. Dire qu’on a jamais été aussi éduqués, ben he, je devrais dire, aussi scolarisés, mais ça n’a jamais été aussi mal. C’est bien beau les diplômes longs comme le bras, mais faut la faire la job.
Enfin, comment peut-on arrêter tout ce niaisage de ti-enfant gâté ?
Faudrait peut-être s’intéresser plus à ce qui se passe autour de nous ? Faudrait peut-être s’impliquer plus dans la société ? Dans les décisions que prennent nos ti-enfants gâtés ?
Faut dire que, l’argent et le pouvoir peut envoyer en l’air bien des consciences !
Excusez cette longue parenthèse, j’ai eu une dure semaine. Ça m’a fait du bien d’en parler.
Bon, si je reviens aux municipales-je vous rappelle que c’est demain-il serait temps qu’on, le peuple, s’implique pour une fois en allant voter.
Vous ne savez pas pour qui voter ? Vous devez être comme moi, non informé, non impliqué. Pire, vous vous en moquez éperdument.
Sommes-nous des imbéciles heureux ? Laissant toute la place aux politiciens de faire ce que bon leur semble ?
Un Haïtien m’a dit l’autre jour, à la clinique sans rendez-vous :
— Vous, les Québécois, vous êtes bien paresseux. Vous ne vous battez pas. Pour rien. C’est trop de trouble. Vous supportez n’importe quoi. Prenez les embuches comme un jeu à gagner au lieu de baisser les bras. Jouez donc !
Ces paroles ont eu l’effet d’une révélation. Y’a raison, le gars. On s’assoit sur notre “steak”, puis on ne fait rien d’autre que de chialer. Jouons ! Amusons-nous ! Et disons à nos politiciens qu’on embarque dans le jeu, puis qu’on va les mettre au défi. Finis de nous prendre pour des concombres. On va s’impliquer !
Et ça commence demain en allant voter aux municipales !
Vous ai-je convaincu ?
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Écrit juste là, comme ça. Sentiment de déjà vu. Troublant. Très. Je fabule.
Y’a des gens pour qui
La vie c’est l’paradis
Pour moi c’est fou
La vie sur terre
C’est ça l’enfer
On naît on vit on souffre
Jusqu’au dernier souffle
Et moi…
Je meurs je meurs
De mes yeux creux
Je meurs je meurs
À grand feu
Je meurs je meurs
Trop de lourdeur
Je meurs je meurs
Je meurs dans mon coeur
Je meurs je meurs
De mes malheurs
Je meurs je meurs
De tous mes pleurs
Je meurs je meurs
De mes ennuis
Je meurs je meurs
Je meurs dans mes cris
Je meurs je meurs
De mes yeux vides
Je meurs je meurs
Plus rien ne vibre
Je meurs je meurs
Tu ne sais pas
Je meurs je meurs
Je meurs dans tes bras
Je meurs je meurs
De cette vie
Je meurs je meurs
Je m’évanouie
Je meurs je meurs
Sans aucun bruit
Je meurs je meurs
Je meurs dans la nuit
—-
Je meurs je meurs
Je suis en vie
Je meurs je meurs
Tu me souris
Je meurs je meurs
Tu m’as suivie
Je meurs je meurs
Je meurs et je ris

Source : Microsoft
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Je l’aimais de tout mon vide.
Source : inconnue.
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Oui ! Oui ! Il l’a dit le grand monsieur docteur, à Tout le monde en parle. C’est la H1n1 !
Il a dit que c’était pas compliqué. Que la H1N1 était le seul virus actif présentement.
Faque, elle, ma GinTonHic, qui est rendu à sa cinquième semaine d’antibiotiques, pis qui a toujours ce mal de tête qui lui scie presque la cervelle en deux, ben, ça veux-tu dire qu’elle a la H1N1 ?
Qu’est-ce qu’on est supposé faire là ? Il l’a pas dit le grand monsieur docteur !
Ben, moi, en tout cas, j’prends pas de chance. Je me protège. Au cas où…
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Comment pourrais-je oublier cet instant
Gravé sur ma peau de ton propre sang

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Il ne faut pas s’étonner que je réveille, aujourd’hui, cet après-midi, ce livre qui dormait, parmi tant d’autres, sur l’étagère.
Nelly
Arcan
Folle
Écrit comme ça. Un mot en dessous de l’autre. Quand on lit vite, ça fait un peu étrange.
Je soulève la couverture.
Rien. Une page blanche. Non. Crème. Rien d’autre.
C’est étrange parce que j’écris toujours sur cette première page : raison de l’achat, date, tout ce qui me passe par la tête dans cet instant.
Là, rien ?
Peut-être le titre m’a-t-il suffi ?
« Folle ».
Puis, au hasard des pages, un trait à l’encre mauve s’étire, seul témoin de mon passage.
Personne ne peut s’en prendre à une morte parce que les morts coupent le souffle, devant eux on marche sur les œufs. Sur un mur de mon appartement j’ai planté un énorme clou pour me pendre. Pour me pendre je mélangerai de l’alcool et des calmants et pour être certaine de ne pas m’endormir avant de me pendre, je me soûlerai debout sur une chaise, je me soûlerai la corde au cou jusqu’à la perte de conscience. Quand la mort viendra, je ne veux pas être là.
Aussi je mourrai parce que pour être aimée des autres il m’aurait fallu sourire. Je mourrai pour démontrer que le sourire est une façon de s’économiser comme le sommeil. Tu m’aimais mais tu détestais la tristesse sur mes lèvres fermées qui perdurait dans les moments heureux comme l’odeur du corps sous celle de la lavande. Bien sûr il m’arrivait de sourire mais le sourire des gens tristes a toujours quelque chose de laborieux, il met du temps à venir, ça ressemble aux poulains à peine sortis du ventre de leurs mères qui tentent de tenir debout ; pour y arriver, ils doivent s’y prendre à plusieurs reprises, et devant leurs mères désemparées, ils titubent, ils se cassent la gueule. Un jour d’anniversaire où j’avais dans les bras une nouvelle poupée, ma mère m’a frappée parce qu’elle en avait assez d’attendre la joie. Très tôt j’ai compris que dans la vie il fallait être heureux ; depuis je vis sous pression.» (Extrait de Folle de feu Nelly Arcand, Éditions du Seuil, septembre 2004)

Ce n’est jamais un adieu, ce n’est qu’un au revoir.
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Il n’y a rien
Rien
Sinon ce vide qui me ronge le cœur comme un rat affamé
Rien
Rien qu’une ombre noire qui avance dans les ruelles de mon âme égarée
Cherchant ce petit rien d’espoir
Non il n’y a rien
Rien que moi
Seule
Comme si je n’étais rien
Pire
Moins que rien
Un rien que l’on balance
Telle une vieillerie dont on ne veut plus rien
Vraiment rien
Non je ne suis rien
Rien
Rien de rien
Vue de ma cours arrière
Été 2009
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Pierre Falardeau est mort
(28 décembre 1946 – 25 septembre 2009)
Même choc que lorsque j’ai appris le décès de René Lévesque.
Avec le départ de Pierre Falardeau, c’est la tombe des Québécois qui se creuse un peu plus. Parce que, des gens de cette trempe, il en reste de moins en moins.
Race en voie d’extinction. Que ferons-nous ? Que choisirons-nous ? L’Antartique ou le Québec ? Les phoques, les chats, les poissons ou les Québécois ?
Choix difficiles, certains diront. Hum.
Peut-être que, de là-haut, Falardeau-et là je ne parle pas du soleil !-pourra-t-il nous imprégner d’un peu plus de courage et de génie ?
En terminant, j’aimerais vous laisser avec une vidéo hommage à Pierre Falardeau, trouvée sur You-Tube.
Je vous salue, Monsieur Falardeau, et au plaisir !
VIDÉO HOMMAGE À PIERRE FALARDEAU
http://www.youtube.com/watch?v=khTay9aANTM
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… encore aux prises avec la grippe.
Fuuuuu !
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… quand je passe sur la rue Cordner, dans le secteur industriel de la ville de LaSalle, Québec, Canada.


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Bon. Une autre affaire !
Quand on pense qu’on a tout entendu, il arrive toujours quelque chose pour nous prouver qu’on a tort.
Là, on va se mettre à enseigner aux garçons le jeu des échecs pour contrer le décrochage scolaire. Qu’est-ce qu’on ne peut pas inventer ! Ça me fascine !
L’idée de se remettre à enseigner aux ti-gars comme à des ti-gars serait beaucoup trop simple. Et surtout, beaucoup trop chiante.
Bien oui ! Car enseigner à des ti-gars comme à des ti-gars, on serait obligé d’arrêter le Ritalin et de le remplacer par des jeux d’équipes en gymnase ou, pire encore, dehors. Et puis, fini les classes où sont assis les élèves en rang d’oignons pour écouter une maîtresse qui ne supporte pas qu’on fasse du bruit en s’étirant les jambes parce qu’on n’a pas joué à dépenser nos énergies.
Ma grand-mère disait que les ti-gars et les tites-filles étaient bien différents. Elle avait eu trois gars et quatre filles. C’est encore vrai aujourd’hui.
Mais, en enseignement, on continue à traiter les deux sexes de la même façon, soit comme des filles. Aussi, et de plus en plus, les professeurs sont des femmes. Des femmes qui enseignent à des garçons comme s’ils étaient des filles.
Et là, on se demande pourquoi les gars décrochent. Pire, là on va les faire jouer aux échecs. Un jeu où tu ne bouges pas ! Je suis découragée. Coup donc, est-ce que ce sont des filles qui ont pensé à ça ?
Chers grands penseurs en éducation, ça ne vous tenterait pas de commencer par le commencement. Traitez donc les garçons en garçons. Fini les rangs d’oignons pour eux. Fini le Ritalin. Amenez-les se dépenser dehors. Et, pourquoi pas, si on revenait aux classes de gars et aux classes de filles ?
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De celui-ci je m’ennuie
De ne pas avoir à tout expliquer
De rien dire et être comprise
De parler et être écoutée
De lui je m’ennuie
Je m’en veux aussi
De ne pas avoir su lui dire oui
De celui-ci je m’ennuie
Quand il me prenait dans ses bras
Au beau milieu de la rue
Arrêtant la circulation
Je me souviens de notre chanson
« Don’t forget me when I’m gone »
Il vivait trop loin d’ici
De celui-ci je m’ennuie
Quand quelqu’un m’approchait
Dans ses bras il me serrait
Il n’avait aucune honte
De montrer au monde
Que j’étais de ce monde
Que j’étais son monde
De celui-ci je m’ennuie
De ces soirées du vendredi
Où se rencontraient nos vies
Où dialoguer devenait possible
Où tout devenait sensible
Où le temps s’arrêtait
Où l’on s’aimait
De celui-ci je m’ennuie
De nos jeux d’esprit
Quand nous entrions au travail
Bien avant l’heure de travail
Juste pour parler
Parfois même jouer
Comme pour se recréer
De celui-ci je m’ennuie
De sa folie enivrante
De cet amour intense
De celui-ci je m’ennuie
De sa façon de m’appeler Gi
De sa façon de me prendre jusqu’à l’oubli
C’est de lui que la plupart du temps je m’ennuie
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Il y en a certainement qui se rappelle de la chanson : « Pas capable de tirer ma vache ». Bien, moi, je ne suis pas capable de payer mes dettes !
Ah ! mais… pas parce que je n’ai pas d’argent, mais parce qu’on ne peut pas me parler !
Ça, c’est fort !
Aujourd’hui, j’ai pris la journée pour régler la pile de papier sur mon bureau que je n’ai pas eu le temps de regarder depuis janvier dernier.
J’étais trop prise à m’occuper de la succession de mon père, des impôts de la famille, de ma mère Alzheimer en attente de placement dans un hôpital qui ne s’en occupait pas.
Bref, mes vacances servent toujours à régler les comptes. Et principalement ceux des impôts.
J’avais plusieurs avis de payer les impôts de ma mère et de feu mon père. J’en avais payés, mais j’ai perdu le compte.
Alors, en très, très, très bonne citoyenne — ou ben en tarte — j’ai appelé le centre du recouvrement du fédéral.
Non, mais ! Ils veulent-y qu’on les paye ou pas. La fameuse réponse vocale interactive a finissait pu ! Le gars parlait, parlait, parlait de toutes sortes d’affaires pis pas moyen de parler à quelqu’un !
Je ne vous dirai pas combien de fois j’ai pensé : « qu’y mange d’la…. d’la soupe !, puis raccrocher.
Finalement, quand j’ai eu le gars ou bout de la ligne, je lui ai demandé d’enregistrer mon appel, citron !
” C’est tellement compliqué rejoindre quelqu’un, coup donc on dirait que le gouvernement ne veut pas qu’on le paye. »
En tout cas…
Mais là, ce n’est pas fini ! Ben non ! Le gars ne peut pas me dire si je dois de l’argent pour l’impôt de ma mère parce que, même si mon nom est au dossier, je n’ai pas d’autorisation.
« Mais je veux payer l’argent qu’on doit à l’impôt, c’est tout ! »
Le gars ne pouvait toujours pas m’aider.
Citron, je veux payer. Mais j’peux rien faire.
Là, le gars me dit que, si je dois de l’argent, je vais recevoir un avis par la poste d’ici deux semaines.
« Mais quelle est l’adresse de ma mère dans vos dossiers, parce qu’elle est maintenant dans un CHSLD ? »
Il ne peut pas me le dire non plus !
C’est trop con !
« Si vous avez son ancienne adresse, bien, nous ne recevrons pas l’avis de paiement. Est-ce que je l’ai dit : c’est trop con ! »
Aye ! Quand tu travailles dans un service à la clientèle et que tu es aux prises avec une telle situation, et que tu dois haïr ça. Pauvre c’te gars qui a dû me dire tout ça. Il doit certainement être, en ce moment, aussi découragé que moi.
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Quoi… ?
J’suis toujours ben pas pour empêcher Charlotte de vivre sa vie de chien !
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