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    Ça chauffe pas mal dans les médias quant aux candidats aspirant à la mairie. 

     On dirait que les politiciens au municipal ont la même attitude de pipi-caca-lolo-mon-père-est-plus fort-que-le-tien que les politiciens au provincial et au fédéral.

     Ça en dit long sur le type d’individus qu’on met au pouvoir ou qu’on est pris, force de candidats matures, à mettre au pouvoir. C’est pas pour rien que ça va si mal partout. Dire qu’on a jamais été aussi éduqués, ben he, je devrais dire, aussi scolarisés, mais ça n’a jamais été aussi mal. C’est bien beau les diplômes longs comme le bras, mais faut la faire la job.

     Enfin, comment peut-on arrêter tout ce niaisage de ti-enfant gâté ?

     Faudrait peut-être s’intéresser plus à ce qui se passe autour de nous ? Faudrait peut-être s’impliquer plus dans la société ? Dans les décisions que prennent nos ti-enfants gâtés ?

     Faut dire que, l’argent et le pouvoir peut envoyer en l’air bien des consciences !

     Excusez cette longue parenthèse, j’ai eu une dure semaine. Ça m’a fait du bien d’en parler.

     Bon, si je reviens aux municipales-je vous rappelle que c’est demain-il serait temps qu’on, le peuple, s’implique pour une fois en allant voter. 

     Vous ne savez pas pour qui voter ? Vous devez être comme moi, non informé, non impliqué. Pire, vous vous en moquez éperdument.

     Sommes-nous des imbéciles heureux ? Laissant toute la place aux politiciens de faire ce que bon leur semble ?

     Un Haïtien m’a dit l’autre jour, à la clinique sans rendez-vous :

     — Vous, les Québécois, vous êtes bien paresseux. Vous ne vous battez pas. Pour rien. C’est trop de trouble. Vous supportez n’importe quoi.   Prenez les embuches comme un jeu à gagner au lieu de baisser les bras. Jouez donc !

     Ces paroles ont eu l’effet d’une révélation. Y’a raison, le gars. On s’assoit sur notre “steak”, puis on ne fait rien d’autre que de chialer. Jouons ! Amusons-nous ! Et disons à nos politiciens qu’on embarque dans le jeu, puis qu’on va les mettre au défi. Finis de nous prendre pour des concombres. On va s’impliquer !

     Et ça commence demain en allant voter aux municipales !

     Vous ai-je convaincu ?

 

 

Je meurs

Écrit juste là, comme ça.  Sentiment de déjà vu. Troublant. Très. Je fabule. 

 

Je meurs

 

Y’a des gens pour qui
La vie c’est l’paradis
Pour moi c’est fou
La vie sur terre
C’est ça l’enfer

On naît on vit on souffre
Jusqu’au dernier souffle

Et moi…

 

Je meurs je meurs
De mes yeux creux
Je meurs je meurs
À grand feu
Je meurs je meurs
Trop de lourdeur
Je meurs je meurs
Je meurs dans mon coeur

 

Je meurs je meurs
De mes malheurs
Je meurs je meurs
De tous mes pleurs
Je meurs je meurs
De mes ennuis
Je meurs je meurs
Je meurs dans mes cris

 

Je meurs je meurs
De mes yeux vides
Je meurs je meurs
Plus rien ne vibre
Je meurs je meurs
Tu ne sais pas
Je meurs je meurs
Je meurs dans tes bras

 

Je meurs je meurs
De cette vie
Je meurs je meurs
Je m’évanouie
Je meurs je meurs
Sans aucun bruit
Je meurs je meurs
Je meurs dans la nuit

 

—-

Je meurs je meurs
Je suis en vie
Je meurs je meurs
Tu me souris
Je meurs je meurs
Tu m’as suivie
Je meurs je meurs
Je meurs et je ris

 

Source : Microsoft

Source : Microsoft

Je l’aimais de tout mon vide.

 

Source : inconnue.

Source : inconnue.

 

     Oui ! Oui ! Il l’a dit le grand monsieur docteur, à Tout le monde en parle.  C’est la H1n1 ! 

     Il a dit que c’était pas compliqué. Que la H1N1 était le seul virus actif présentement. 

     Faque, elle, ma GinTonHic, qui est rendu à sa cinquième semaine d’antibiotiques, pis qui a toujours ce mal de tête qui lui scie presque la cervelle en deux, ben,  ça veux-tu dire qu’elle a la H1N1 ?

     Qu’est-ce qu’on est supposé faire là ? Il l’a pas dit le grand monsieur docteur !

     Ben, moi, en tout cas,  j’prends pas de chance. Je me protège. Au cas où…

 

H1n1

 

Enlaçés

Comment pourrais-je oublier cet instant

Gravé sur ma peau de ton propre sang

 

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Au revoir Nelly Arcan !

     Il ne faut pas s’étonner que je réveille, aujourd’hui, cet après-midi, ce livre qui dormait, parmi tant d’autres, sur l’étagère.

 

 

Nelly

Arcan

 

 Folle


 
     Écrit comme ça. Un mot en dessous de l’autre. Quand on lit vite, ça fait un peu étrange.

     Je soulève la couverture.

     Rien. Une page blanche. Non. Crème. Rien d’autre.

     C’est étrange parce que j’écris toujours sur cette première page : raison de l’achat, date, tout ce qui me passe par la tête dans cet instant.

     Là, rien ?

     Peut-être le titre  m’a-t-il suffi ?

     « Folle ».

     Puis, au hasard des pages, un trait à l’encre mauve s’étire, seul témoin de mon passage.

 

Personne ne peut s’en prendre à une morte parce que les morts coupent le souffle, devant eux on marche sur les œufs. Sur un mur de mon appartement j’ai planté un énorme clou pour me pendre. Pour me pendre je mélangerai de l’alcool et des calmants et pour être certaine de ne pas m’endormir avant de me pendre, je me soûlerai debout sur une chaise, je me soûlerai la corde au cou jusqu’à la perte de conscience. Quand la mort viendra, je ne veux pas être là.

Aussi je mourrai parce que pour être aimée des autres il m’aurait fallu sourire. Je mourrai pour démontrer que le sourire est une façon de s’économiser comme le sommeil. Tu m’aimais mais tu détestais la tristesse sur mes lèvres fermées qui perdurait dans les moments heureux comme l’odeur du corps sous celle de la lavande. Bien sûr il m’arrivait de sourire mais le sourire des gens tristes a toujours quelque chose de laborieux, il met du temps à venir, ça ressemble aux poulains à peine sortis du ventre de leurs mères qui tentent de tenir debout ; pour y arriver, ils doivent s’y prendre à plusieurs reprises, et devant leurs mères désemparées, ils titubent, ils se cassent la gueule. Un jour d’anniversaire où j’avais dans les bras une nouvelle poupée, ma mère m’a frappée parce qu’elle en avait assez d’attendre la joie. Très tôt j’ai compris que dans la vie il fallait être heureux ; depuis je vis sous pression.» (Extrait de Folle de feu Nelly Arcand, Éditions du Seuil, septembre 2004)
 

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 Ce n’est jamais un adieu, ce n’est qu’un au revoir.

 

     

Rien de rien

Il n’y a rien

Rien

Sinon ce vide qui me ronge le cœur comme un rat affamé

Rien

Rien qu’une ombre noire qui avance dans les ruelles de mon âme égarée

Cherchant ce petit rien d’espoir

Non il n’y a rien

Rien que moi

Seule

Comme si je n’étais rien

Pire

Moins que rien

Un rien que l’on balance

Telle une vieillerie dont on ne veut plus rien

Vraiment rien

Non je ne suis rien

Rien

Rien de rien

 

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Vue de ma cours arrière
Été 2009

 

Pierre Falardeau est mort
(28 décembre 1946 – 25 septembre 2009)

     Même choc que lorsque j’ai appris le décès de René Lévesque.

     Avec le départ de Pierre Falardeau, c’est la tombe des Québécois qui se creuse un peu plus. Parce que, des gens de cette trempe, il en reste de moins en moins.

     Race en voie d’extinction. Que ferons-nous ? Que choisirons-nous ? L’Antartique ou le Québec ? Les phoques, les chats, les poissons ou les Québécois ?

     Choix difficiles, certains diront. Hum.

     Peut-être que, de là-haut, Falardeau-et là je ne parle pas du soleil !-pourra-t-il nous imprégner d’un peu plus de courage et de génie ?

     En terminant, j’aimerais vous laisser avec une vidéo hommage à Pierre Falardeau, trouvée sur You-Tube.

     Je vous salue, Monsieur Falardeau, et au plaisir !

 

     VIDÉO HOMMAGE À PIERRE FALARDEAU 
     http://www.youtube.com/watch?v=khTay9aANTM

 

Deux semaines plus tard…

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… encore aux prises avec la grippe.

Fuuuuu !

 

 

 

… quand je passe sur la rue Cordner, dans le secteur industriel de la ville de LaSalle, Québec, Canada.

 

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     Bon. Une autre affaire !

     Quand on pense qu’on a tout entendu, il arrive toujours quelque chose pour nous prouver qu’on a tort.

     Là, on va se mettre à enseigner aux garçons le jeu des échecs pour contrer le décrochage scolaire. Qu’est-ce qu’on ne peut pas inventer ! Ça me fascine !

     L’idée de se remettre à enseigner aux ti-gars comme à des ti-gars serait beaucoup trop simple. Et surtout, beaucoup trop chiante.

     Bien oui ! Car enseigner à des ti-gars comme à des ti-gars, on serait obligé d’arrêter le Ritalin et de le remplacer par des jeux d’équipes en gymnase ou, pire encore, dehors. Et puis, fini les classes où sont assis les élèves en rang d’oignons pour écouter une maîtresse qui ne supporte pas qu’on fasse du bruit en s’étirant les jambes parce qu’on n’a pas joué à dépenser nos énergies.

     j0439327Ma grand-mère disait que les ti-gars et les tites-filles étaient bien différents. Elle avait eu trois gars et quatre filles. C’est encore vrai aujourd’hui.

     Mais, en enseignement, on continue à traiter les deux sexes de la même façon, soit comme des filles.  Aussi, et de plus en plus, les professeurs sont des femmes. Des femmes qui enseignent à des garçons comme s’ils étaient des filles.

     Et là, on se demande pourquoi les gars décrochent. Pire, là on va les faire jouer aux échecs. Un jeu où tu ne bouges pas ! Je suis découragée. Coup donc, est-ce que ce sont des filles qui ont pensé à ça ?

     Chers grands penseurs en éducation, ça ne vous tenterait pas de commencer par le commencement. Traitez donc les garçons en garçons. Fini les rangs d’oignons pour eux. Fini le Ritalin. Amenez-les se dépenser dehors. Et, pourquoi pas, si on revenait aux classes de gars et aux classes de filles ?

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De celui-ci je m’ennuie

De ne pas avoir à tout expliquer

De rien dire et être comprise

De parler et être écoutée

De lui je m’ennuie

Je m’en veux aussi

De ne pas avoir su lui dire oui

 

De celui-ci je m’ennuie

Quand il me prenait dans ses bras

Au beau milieu de la rue

Arrêtant la circulation

Je me souviens de notre chanson

« Don’t forget me when I’m gone »

Il vivait trop loin d’ici

 

De celui-ci je m’ennuie

Quand quelqu’un m’approchait

Dans ses bras il me serrait

Il n’avait aucune honte

De montrer au monde

Que j’étais de ce monde

Que j’étais son monde

 

De celui-ci je m’ennuie

De ces soirées du vendredi

Où se rencontraient nos vies

Où dialoguer devenait possible

Où tout devenait sensible

Où le temps s’arrêtait

Où l’on s’aimait

 

De celui-ci je m’ennuie

De nos jeux d’esprit

Quand nous entrions au travail

Bien avant l’heure de travail

Juste pour parler

Parfois même jouer

Comme pour se recréer

 

De celui-ci je m’ennuie

De sa folie enivrante

De cet amour intense

De celui-ci je m’ennuie

De sa façon de m’appeler Gi

De sa façon de me prendre jusqu’à l’oubli

C’est de lui que la plupart du temps je m’ennuie

     Il y en a certainement qui se rappelle de la chanson : « Pas capable de tirer ma vache ». Bien, moi, je ne suis pas capable de payer mes dettes !

     Ah ! mais… pas parce que je n’ai pas d’argent, mais parce qu’on ne peut pas me parler !

     Ça, c’est fort !

     Aujourd’hui, j’ai pris la journée pour régler la pile de papier sur mon bureau que je n’ai pas eu le temps de regarder depuis janvier dernier.

     J’étais trop prise à m’occuper de la succession de mon père, des impôts de la famille, de ma mère Alzheimer en attente de placement dans un hôpital qui ne s’en occupait pas.

     Bref, mes vacances servent toujours à régler les comptes. Et principalement ceux des impôts.

     J’avais plusieurs avis de payer les impôts de ma mère et de feu mon père. J’en avais payés, mais j’ai perdu le compte.

     Alors, en très, très, très bonne citoyenne — ou ben en tarte — j’ai appelé le centre du recouvrement du fédéral.

     Non, mais ! Ils veulent-y qu’on les paye ou pas. La fameuse réponse vocale interactive a finissait pu ! Le gars parlait, parlait, parlait de toutes sortes d’affaires pis pas moyen de parler à quelqu’un !

     Je ne vous dirai pas combien de fois j’ai pensé : « qu’y mange d’la…. d’la soupe !, puis raccrocher.

     Finalement, quand j’ai eu le gars ou bout de la ligne, je lui ai demandé d’enregistrer mon appel, citron !

     ” C’est tellement compliqué rejoindre quelqu’un, coup donc on dirait que le gouvernement ne veut pas qu’on le paye. »

     En tout cas…

     Mais là, ce n’est pas fini ! Ben non ! Le gars ne peut pas me dire si je dois de l’argent pour l’impôt de ma mère parce que, même si mon nom est au dossier, je n’ai pas d’autorisation.

     « Mais je veux payer l’argent qu’on doit à l’impôt, c’est tout ! »

     Le gars ne pouvait toujours pas m’aider. 

     Citron, je veux payer. Mais j’peux rien faire.

     Là, le gars me dit que, si je dois de l’argent, je vais recevoir un avis par la poste d’ici deux semaines.

     « Mais quelle est l’adresse de ma mère dans vos dossiers, parce qu’elle est maintenant dans un CHSLD ? »

     Il ne peut pas me le dire non plus !

     C’est trop con !

     « Si vous avez son ancienne adresse, bien, nous ne recevrons pas l’avis de paiement. Est-ce que je l’ai dit : c’est trop con ! »

     Aye ! Quand tu travailles dans un service à la clientèle et que tu es aux prises avec une telle situation, et que tu dois haïr ça. Pauvre c’te gars qui a dû me dire tout ça. Il doit certainement être, en ce moment, aussi découragé que moi.

 

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Quelle vie de chien !

     Quoi… ? 

     J’suis toujours ben pas pour empêcher Charlotte de vivre sa vie de chien !

 

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     Ce matin s’annonçait comme un matin comme beaucoup d’autres.

     À part une visite au p’tit coin, le café dans la cafetière, les rôties au beurre d’arachides, puis, rien.

     Rien d’intéressant à écouter à la télé. Comme trop de matins, depuis le grand départ de Caféine, qui me mettait de bonne humeur avant d’affronter le « mausus» (je me retiens ici) de trafic.

     J’ai zyeuté le quotidien du « weekend ». Non, mais, ça faisait déjà 7 fois que je le relisais depuis samedi. Je les connais par coeur les personnes qui agissent en trou de pet maintenant !

     Bref, je me suis assise devant la télé et je me suis mise à « zapper ».

     Et là, juste là, Il était là. Oui, « Il» avec un « I» majuscule !

     Oui ! Le grand GILDOR ROY !

     « Diantre ! » me suis-je dit. « Serais-je en train de rêver ? »

     Là, ma Charlotte s’est mise à japper après la « pépine » qui mène un train d’enfer depuis le début de l’été dans le parc derrière chez moi.

     « Ben, simonac ! J’rêve pas ! C’est ben Gildor à TQS le matin ! »

     Pire ! Mieux ! En fait, je ne le sais pas trop si c’est grave ou pas, mais Gildor Roy est rendu tout petit, tout petit, tout petit, presque minuscule à côté de son invité.

     Y’a dû avoir ben de la peine de nous quitter, nous les invétérés de Caféine, pour être rendu si petit.

     Et là, je ne croyais pas pouvoir être plus heureuse qu’à ce moment, que là, ben apparaissent les deux autres !

     Le Nirvana !

     Eh oui ! En chair et en os ! Bien, je ne sais pas si ça se dit de quelqu’un que l’on voit à la télé, mais bon, on n’est pas en train de faire un cours de français, là. Mais bref, Roxane St-Gelais et Éric Nolin étaient là, de retour.

     Que dire de plus ?!?!

     Youpidoodoodoodoodoo ! Mes matins allaient devenir de petits bonheurs avant d’attaquer, armure au corps, le « … » trafic !

     Eh… ? C’était quoi la question déjà ?

     Au plaisir de vous regarder tous les matins.

     Pourquoi refuser le rêve de Cro-Magnon et pousser la recherche du bonheur jusqu’à l’extrême onction ?j_chabot

     Parce que l’Homme est homme et qu’il ne peut nier ses origines génétiques !

     L’Homme moderne vit dans un état de perpétuel coït interrompu, si on le compare à ses prédécesseurs.

     En effet, malgré l’apparente évolution entourant l’Homo sapiens, dit homme moderne, ses instincts primaires sont demeurés semblables à ceux de ses premiers ancêtres, en l’occurrence : l’Homo ERECTUS.

     L’Homo erectus est considéré comme étant le premier homme véritable. On l’appelle aussi : homme dressé, car il est le premier de sa lignée à tenir droit debout. 

     En raison de ses conditions de vie, l’Homo erectus mène une vie beaucoup plus trépidante, torride et exaltante que l’Homo sapiens.

     L’Homo erectus partage sa vie entre ses deux seules passions : la chasse et le sexe.

     Avec plusieurs de ses amis, il chasse des animaux souvent féroces. Il attaque, presque à mains nues : de très dangereux rhinocéros ; de redoutables ours, panthères et lions ; et poursuit au pied de course de très rapides chevaux sauvages.

     Chaque jour, sans interruption, à la nuit tombée, repu, Homo erectus regagne sa grotte. Là, une plantureuse Homa erecta attend au coin du feu pour l’aider à redevenir un « homme dressé » ! 

     Le jour suivant, Homo erectus, rassasié de ses prises de la veille, repart, ragaillardi, chasser la bête. Plus son désir de s’alanguir sous la poigne ferme de son Homa erecta, plus la chasse est intense. Grrrrr !

     Alors, qui croit encore que l’homme moderne peut trouver le bonheur chez Wal-Mart quand il possède en lui des gênes d’Homo erectus ?

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… la playa !
Ocean City, Maryland, USA
Août 2007

 

The Web

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C’est fou comme y s’en passe des choses dans ma cour !
Août 2009

 

 

Tu te rappelles ?

     Tu te rappelles, à Paris ? 

     On sortait tous les dimanches après-midi prendre un café au bistro d’en face, juste pour jaser, mon genou contre le tien bien serré. 

     On parlait de tout. De toi. De moi. Du monde. De la vie. De l’amour. On était si bien. 

     Tu te rappelles ? Le ciel était presque toujours gris, mais nous n’en avions que faire. Tes yeux ne voyaient que les miens rivés aux tiens. Ah ! C’était le bon temps ! Dis que tu te rappelles ! 

     Tu te souviens aussi, après le café, qu’on avait laissé refroidir, tu prenais ma main et tu embrassais chacun de mes doigts comme s’ils étaient de précieux joyaux. À ce moment-là, je t’aimais. Je riais et je t’aimais. Tellement ! 

    Et puis, d’un sourire entendu, on se levait et on partait en courant, sans payer l’addition. C’était le premier qui arriverait à l’appartement. On courrait comme des fous entre les voitures qui nous klaxonnaient. La porte n’était pas ouverte qu’on était déjà dans les bras l’un de l’autre, assoiffé d’amour. 

     – Rentrez chez vous, espèces de cochons !, nous lançait chaque fois la vieille concierge. On faisait exprès pour la faire damner. 

     Ah ! C’était si fou avec toi !  

     Et puis, à grand fou rire, tu me soulevais dans tes bras pour franchir la porte. D’ailleurs, je ne crois pas avoir jamais franchi la porte autrement. Non. Jamais. Dans tes bras, que dans tes bras.

     Et là, tu me déposais toujours en plein centre du corridor, aux yeux d’une Joconde complice. Hum ? T’aurait-elle connu avant moi ? 

     – Non, très chère dame. Quelle femme ne voudrait pas que sa beauté soit comparée à celle de Mona Lisa ?, déclamais-tu en reculant de quelque pas. 

     Et, tu restais-là à me regarder, presqu’à me contempler. Puis, tu te rappelles ce que tu faisais après, chaque fois ? Oui, oui, chaque fois ! 

     Tu prenais un air macho. Faut dire que ce n’était pas trop difficile pour toi ! Si. Admets ! N’essaie pas de t’en sortir. Tu oublies qui je suis. Et alors, tu avançais vers moi, lentement, droit, fort, terriblement viril. 

     À tous coups, je perdais la tête. 

     Et là, ton corps frôlant timidement le mien, ta main venait caresser mon visage qui s’abandonnait jusqu’à se fondre au tien dans une danse lascive, troublante, dévorante, trop. 

     Tu te rappelles comment ça t’allumait quand je t’empoignais par la crinière pour stopper tes ardeurs d’étalon.. Le désir nous foudroyait. La passion nous submergeait. Agrippés un à l’autre, enivrés, on baisait comme des bêtes affamées.

     Oui. Nous étions fous. Fous d’amour. 

     On faisait l’amour toute la journée. Toute la soirée. Toute la nuit. 

     Tu te rappelles quand on se pinçait à tour de rôle, histoire de s’assurer qu’on ne rêvait pas ? On ne mangeait pas beaucoup, non plus. Seul le corps de l’autre venait à bout de notre faim. 

     On s’aimait. Comme on s’aimait ! 

     Je sais. C’était fou comment on s’aimait. Mais on s’aimait d’un amour exceptionnel, un amour que bien peu de gens connaîtront. Et ça, on le savait. 

     Tu te rappelles ce dernier dimanche à Paris ? 

     Nos corps enlacés, enchaînés, presque soudés, vidés par trop d’extase, ta main prit la mienne que tu portas à ton cœur en disant d’un ton solennelle  : 

     – Amour, je pourrais mourir là, maintenant, dans tes bras. Avec toi, j’ai tout vécu ce qu’il est possible de vivre sur cette terre. Je mourrais, aujourd’hui, sans regret, sauf celui de partir sans toi. 

     J’éprouvais la même chose que toi. Mourir dans tes bras n’aurait pas été une punition. 

     Nous n’étions qu’un seul corps, qu’une seule âme, toi et moi. 

     Tu te rappelles comment nos cœurs battaient toujours à l’unisson ? Comment mon corps se moulait au tien ? Aucun coin ne piquait, ne cognait, ne grattait. Un moulage parfait. Presque une œuvre d’art. Extraordinaire. 

     Ah ! tant de souvenirs ; de parfums, surtout le tien ; tant de choses qui, aujourd’hui, me rappellent que… 

     Tu n’es plus là. 

     Parti. Envolé. Envolé le rêve d’une vie, d’une mort tendre, avec toi, dans tes bras. Comblée enfin ! 

     Comment avons-nous pu nous aimer si follement, puis cesser du jour au lendemain ? 

     Je ne comprenais pas. Je ne comprends toujours pas. 

     Puis, voilà que tu rappliques, après tant d’années. 

     -          Allo Gi ! By the way, tu es la femme de ma vie. 

     Le « By the way », ça vient de moi, j’ai pas pu m’en empêcher. C’est presque comme si je l’entendais dans ta voix. 

     Mais pour qui me prends-tu ? Parle pour toi. J’en ai rien à cirer de toi ! 

     – Va te faire foutre ! 

     Voilà, c’est tout dit.

     – Va te faire foutre ! 

     C’est tout dit. Presque… 

     Car jamais tu ne sauras que je me languis, nuits et jours, de ces dimanches à Paris, où grisés nous nous aimions à bout de souffle, jusqu’à l’extase, jusqu’à mourir. 

     Tu te rappelles, dis ? 

     Non, ne me dis pas que tu te rappelles. Non. S’il te plait. Car s’il fallait que tu te rappelles, autant que moi, tu insisterais. Je te connais. Si. Tu insisterais. Et moi, j’en mourrais. Oui. J’en mourrais. C’est certain.

En attendant le feu vert…

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… à côté de cet autobus.

 

 

 

D’édifices en édifices.

Rue Sherbrooke

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Puis, la Catherine !
(Rue Sainte-Catherine)

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À gauche, la boutique Simons’

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La PVM (Place Ville-Marie)
Pour son âge, elle a encore du chien ! 

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Quelques clichés, en roulant, comme ça. 

Ça m’a donné le goût de revisiter ma ville.  Et, pourquoi pas, en habit de touriste.

Tiens, c’est ce que je vais faire dans mes vacances.

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